EVARS : éduquer au sexe, c’est l’éteindre

Par Alain Delannoy.

Près de quatre-vingt-dix heures de classe pour un savoir qui tient en un quart d’heure. Sous l’étiquette de la science, le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité fait entrer dans la salle de classe ce que toutes les sociétés humaines réservent au huis clos. L’essayiste Alain Delannoy, auteur d’une Anthropologie de l’amour sexuel, soutient que le scandale n’est pas seulement ce qu’on dit aux enfants, mais l’endroit où on le leur dit — et qu’à force de tout exposer, on prépare une génération incapable de désirer simplement.

Ce texte est né d’une intervention d’Alain Delannoy en ouverture d’un direct TikTok du collectif Parents en colère, dont il a bien voulu adresser la substance à notre rédaction. Fidèle à sa ligne — publier les voix dissonantes, pourvu qu’elles argumentent —, Politoscope lui ouvre ses colonnes ; il les ouvrira avec la même loyauté à toute réponse argumentée. Car derrière le contenu d’un programme se tient une question que le PIC tient pour fondatrice : qui décide de ce qu’on enseigne à nos enfants, et au nom de quel mandat ? #PourNosEnfants — F. B.

Sommaire

Un quart d’heure de science, quatre-vingt-dix heures de catéchisme

Faisons les comptes, puisque l’institution aime les chiffres.

La loi impose depuis 2001 au moins trois séances annuelles d’éducation à la sexualité, de l’école au lycée. Le programme publié au Bulletin officiel du 6 février 2025 les rend enfin effectives, à raison d’environ deux heures chacune : éducation à la vie affective et relationnelle à l’école primaire, à quoi s’ajoute la sexualité au collège et au lycée. Sur une scolarité complète, de la petite section à la terminale, on approche les quatre-vingt-dix heures.

Or que sait-on scientifiquement de la sexualité humaine — de ce savoir prouvé, reproductible, opposable — dès lors qu’on laisse de côté la gynécologie, l’obstétrique et l’andrologie, qui relèvent du médecin et non du professeur ? L’anatomie des organes, la fécondation, la grossesse, la contraception, la transmission des infections. Un quart d’heure. Une heure, si l’on est généreux et que l’on fait des schémas.

Restent quatre-vingt-neuf heures.

Ces heures-là ne transmettent pas un savoir. Elles transmettent une morale : ce qu’il convient de penser de soi, de son corps, de ses désirs et de ceux des autres. Une morale d’époque — ses partisans la disent progressiste, ses adversaires la disent woke, peu importe l’étiquette —, mais une morale tout de même.

Ce n’est pas un crime d’enseigner une morale. C’est un mensonge de l’appeler science.

On présente aux élèves comme des faits de nature des catégories que l’histoire a fabriquées hier. Michel Foucault l’a montré il y a un demi-siècle, et nul ne le soupçonnera de nostalgie réactionnaire : le XIXe siècle a transformé des pratiques en identités. « Le sodomite était un relaps, l’homosexuel est maintenant une espèce », écrivait-il dans La Volonté de savoir. Ce qui était un acte est devenu une essence ; ce qui était une conduite est devenu une carte d’identité.

Je soutiens pour ma part, après des années passées à comparer les mœurs amoureuses de l’humanité, que l’orientation du désir doit davantage à la culture qu’à la biologie. La thèse est discutée, je le sais, et une large part de la littérature biomédicale la conteste. C’est précisément pourquoi elle n’a rien à faire dans un manuel scolaire — pas plus que la thèse inverse. Ce qui fait débat chez les savants ne s’enseigne pas aux enfants comme un acquis : cela s’appelle la neutralité, et c’était naguère l’honneur de l’école républicaine.

Ce que l’humanité entière sait, et que l’école a oublié

On comprend mieux la sexualité de la mouche que celle de l’homme. Ce n’est pas une boutade : chaque espèce animale a ses pratiques sexuelles, et elles sont universelles en son sein. Le coq normand s’y prend comme celui du Yunnan.

L’homme, lui, est l’animal qui varie. Chez les Aka d’Afrique centrale, les anthropologues Bonnie et Barry Hewlett ont constaté que l’homosexualité et la masturbation étaient à peu près inconnues. Le baiser amoureux, que nous croyons aussi naturel que la respiration, n’est attesté que dans 46 % des cultures examinées par William Jankowiak et ses collègues : la majorité de l’humanité s’en passe. Chez les Manus de Nouvelle-Guinée observés par Margaret Mead, le sentiment amoureux semblait étranger aux unions.

Dans cet océan de variations, deux invariants seulement. Le premier va de soi : le coït d’un homme et d’une femme, sans lequel aucun enfant ne naît. Le second est moins attendu, et c’est lui qui nous occupe : la pudeur.

Universelle, la pudeur l’est jusque chez les peuples qui vivent nus. L’ethnologue Hans Peter Duerr en a fait la démonstration contre ceux qui la tenaient pour une invention tardive de la civilisation européenne : partout et toujours, l’exposition de certaines parties du corps suscite gêne et honte. Elle est en revanche parfaitement inconnue des autres espèces, à commencer par nos plus proches cousins, les grands singes. Aucun chimpanzé ne rougit.

La pudeur n’est donc pas un préjugé bourgeois. C’est peut-être ce qu’il y a de plus spécifiquement humain dans la sexualité.

Elle ne naît pas avec nous : elle s’apprend. Elle s’apprend en même temps que la propreté, avec le pipi et le caca ; l’adolescence y ajoute ensuite la dimension sexuelle. Les enfants sauvages l’ignorent : jamais Tarzan n’aurait, de lui-même, songé au pagne. Elle est le premier code que la culture inscrit sur le corps — et le premier rempart qu’elle lui donne.

Huis clos : la seule règle qui ne varie pas

Universelle, la pudeur n’est pas uniforme. Ses règles changent d’une société à l’autre, et c’est ce qui rend sa permanence si frappante.

Au Japon, une épaule dénudée peut sembler plus inconvenante qu’une jupe très courte. Les fresques minoennes montrent des Crétoises seins nus. Norbert Elias rapporte que la marquise du Châtelet se faisait servir au bain, nue, par son valet Longchamp, sans le moindre trouble : la distance sociale abolissait le regard. Nous faisons la même chose sans y penser chez le médecin, où l’on se dévêt devant un inconnu de l’autre sexe parce que le cadre neutralise la nudité.

La pudeur connaît aussi ses transgressions, et elles nous font plaisir. Les adultes se racontent des histoires de fesses, les enfants des histoires de pipi-caca ; dans les deux cas, on rit de franchir la ligne. Le plaisir est dans le franchissement.

Mais voici l’invariant dans l’invariant, et tout mon propos repose sur lui : la transgression de la pudeur ne s’accomplit que dans l’intimité.

On parle de ses déboires sexuels, de son aventure d’un soir, de sa chtouille — mais à un ami, pas à une assemblée. On ne raconte pas en réunion de service ce qu’on a fait la veille au soir ; on le confie à un ou deux collègues avec qui l’on a tissé un lien plus fort. On n’annonce pas au repas de famille ses préférences d’alcôve ; on en parlera peut-être à la cousine dont on est le plus proche. Même les partouzes ne se tiennent pas sur la place du marché. La parole sur le sexe, comme le sexe lui-même, a besoin de murs.

L’ethnologue Yvonne Verdier, enquêtant dans un village de Bourgogne, a recueilli le souvenir d’une femme qui avait découvert à dix ans ce que D. H. Lawrence appelait le « dirty little secret » (le sale petit secret). « C’est la Ginette qui me l’a dit, j’en ai pleuré. » Il y avait eu choc, il y avait eu larmes. Mais cela s’était passé entre deux gamines, dans le cadre qui convenait. Le choc avait été digéré. Vingt ans plus tard, la même femme, qui avait depuis connu le plaisir sans entrave, racontait l’épisode en riant.

Le traumatisme n’est pas dans la révélation. Il est dans le lieu.

La salle de classe, ou l’effraction

Voilà pourquoi le vrai problème de l’EVARS n’est pas d’abord ce qu’elle dit — même si elle dit beaucoup de morale pour très peu de savoir. Son vice premier est dans sa forme : elle force la pudeur en public.

Une classe entière entend au même instant, de la bouche d’un adulte investi d’autorité, ce qui ne se confie qu’à huis clos. Trente enfants qui se regardent, qui savent que les autres savent, qui ne pourront pas faire semblant de n’avoir rien entendu. Ce n’est pas une leçon : c’est une effraction.

Et qu’on ne s’imagine pas que l’école privée y échappe. L’enseignement catholique sous contrat applique le programme et a diffusé ses propres consignes de mise en œuvre ; certaines associations familiales confessionnelles promeuvent de longue date leurs propres interventions d’« éducation affective » en classe, avec la bénédiction de parents qui croient ainsi se protéger. L’intention diffère, peut-être. Le dispositif est le même : la salle de classe transformée en confessionnal collectif.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Foucault, encore lui, a montré que la modernité n’a pas réprimé le sexe : elle l’a fait parler, sans relâche, du confessionnal au divan, du divan au plateau de télévision. L’EVARS n’est pas une libération. C’est le dernier étage de cette immense machine à faire avouer, installé cette fois là où l’enfant ne peut pas sortir.

Tous les repères patiemment édifiés depuis l’apprentissage de la propreté — ceci se cache, ceci se tait, ceci ne regarde que toi — sont renversés d’un coup par ceux-là mêmes qui étaient chargés de les consolider.

Une société désérotisée

On nous répète que notre société est hypersexualisée et que l’école doit armer les enfants contre ce déferlement. C’est l’inverse.

J’ai grandi dans un monde autrement plus chargé. En 1981, une jeune femme prénommée Myriam promettait, sur des affiches de quatre mètres sur trois, d’enlever le haut, puis le bas. Les minijupes étaient partout, le monokini régnait sur les plages, la publicité dénudait tout ce qu’elle vendait, le cinéma populaire ne se privait d’aucune scène, la chanson faisait l’amour à chaque refrain, et les cinémas pornographiques affichaient leurs photographies sur les trottoirs des centres-villes.

Ce monde-là était saturé d’érotisme précisément parce qu’il restait traversé d’interdits. On montrait parce qu’il restait quelque chose à cacher.

Ce qui a changé n’est pas la quantité d’images. C’est la disparition de la ligne. Quand tout se dit, en classe, sur le ton d’une notice, plus rien ne fait frémir.

Il faut un obstacle

Le désir humain prospère sur un terrain très particulier : le mélange de dégoût et d’attrait, de crainte et d’envie. C’est la grande leçon de Georges Bataille dans L’Érotisme : la transgression ne supprime pas l’interdit, elle le suppose et l’accomplit ; sans interdit plus de transgression, et sans transgression plus d’érotisme. Freud ne disait pas autre chose en 1912 : « la valeur psychique du besoin amoureux baisse dès que sa satisfaction est rendue commode. Il faut un obstacle pour pousser la libido vers le haut. »

Prenons l’exemple le plus cru, puisqu’il faut parler net. Quand j’avais vingt ans, la sodomie ne s’évoquait qu’à voix basse : elle dégoûtait et elle excitait, et c’est exactement dans ce trouble que le désir s’alimente — ce que l’industrie pornographique a parfaitement compris. Qu’un maître, un adulte que l’enfant respecte, vienne un jour l’exposer au tableau entre la dictée et le calcul mental, et la pratique perd d’un coup sa charge : elle passe du registre du vertige à celui de la procédure.

On ne frémit pas devant une notice de montage.

Ce que j’appelle la détransgression du monde produit donc une désexualisation. Et une sexualité engourdie réclame toujours davantage de voltage pour se réveiller : plus étrange, plus violent, plus chimique. Le « chemsex » (la sexualité sous drogues de synthèse) et ses marathons orgiaques ne sont pas l’aboutissement d’une libération ; ils sont la béquille d’une libido éteinte, réduite à chercher dans la chimie et l’excès ce qu’un homme et une femme trouvaient, il y a cinquante ans, dans un regard dérobé.

On accuse volontiers la pornographie d’avoir dévoyé les désirs. C’est confondre le marchand et le client. La pornographie n’oriente pas la demande, elle la sert : son métier est de gagner de l’argent en donnant aux gens ce qu’ils réclament. Si elle s’est faite plus violente, c’est que la demande s’est faite plus violente. Le pornographe n’est pas le pyromane ; il vend des allumettes à des gens qui ont froid.

La règle du toujours plus

J’ai consacré la conclusion de mon anthropologie de l’amour à ce que je tiens pour une fatalité de l’espèce : la règle du toujours plus.

Les éthologues l’appellent l’effet Coolidge, d’après une anecdote probablement apocryphe. Le président Calvin Coolidge et son épouse visitent une ferme d’État. Devant le poulailler, Mrs Coolidge demande combien de fois par jour le coq s’acquitte de sa tâche. Des dizaines de fois, répond le fermier. « Dites-le au président. » Le président, informé, s’enquiert : toujours la même poule ? Oh non, une différente chaque fois. « Dites-le à Mrs Coolidge. »

Montaigne consacrait déjà un chapitre des Essais à cette loi : « Que notre désir s’accroît par la malaisance » — c’est-à-dire par la difficulté. Kate Bush en a tiré une chanson, Babooshka, où une épouse, pour éprouver son mari, se grime en inconnue et le voit s’enflammer pour elle comme il ne s’enflamme plus pour sa femme. Le plaisir satisfait demande à être dépassé ; ce qui fut un sommet devient un palier.

Il n’existe qu’une parade, et toutes les sagesses l’ont connue : se donner des limites dès le départ, faute de quoi il n’y a pas de fin. La pudeur est cette limite. L’EVARS l’abîme au moment précis où elle devrait se consolider : elle banalise des pratiques en les privant de leur charge, elle use d’avance la capacité de l’enfant à se satisfaire de plaisirs simples. L’enfer, ici comme ailleurs, est pavé de bonnes intentions — et l’immense majorité de ceux qui défendent ce programme le font de bonne foi.

L’objection la plus sérieuse

On m’opposera l’argument le plus fort, et il mérite mieux qu’un haussement d’épaules. La commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) estime que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France. L’éducation à la vie affective, disent ses défenseurs, apprend aux enfants à nommer ce qu’ils subissent, et à le dire.

L’objection est grave. Elle se retourne pourtant.

Celui qui agresse un enfant commence presque toujours par la même manœuvre : lui faire franchir la ligne de la pudeur, puis lui imposer le secret. L’enfant dont la pudeur est solide sait, sans qu’on ait besoin de lui dessiner quoi que ce soit, que nul n’a le droit de le toucher là, de lui montrer cela, ni de lui demander de se taire. La pudeur n’est pas la complice du prédateur : elle est la première alarme qu’il doit désactiver. Ce que l’enfant doit apprendre, c’est que le secret qu’on lui impose n’est pas l’intimité qu’on lui offre — l’un enferme, l’autre protège.

Ce message-là tient en quelques phrases. Il passe d’abord par les parents et le médecin. Et parce que le danger vient trop souvent de la famille elle-même, l’école doit être un lieu de recours : l’infirmière, le médecin scolaire, un adulte identifié auprès de qui l’on peut parler seul, porte fermée. Rien de tout cela n’exige d’exposer collectivement les pratiques sexuelles. Banaliser en classe ce qui doit rester intime, c’est au contraire brouiller le signal d’alarme : comment l’enfant reconnaîtrait-il l’anormal, si l’école lui a appris que tout se dit à tout le monde ?

Que faire, dès lundi

Face à cela, les parents doivent s’armer, et d’abord intellectuellement.

Le plus sûr reste l’instruction hors contrat, ou l’instruction en famille — à ceci près que l’État a refermé cette porte : depuis la rentrée 2022, l’école à la maison n’est plus un droit mais une autorisation. Le message est limpide : vos enfants relèvent d’abord de l’institution.

Pour tous les autres, c’est-à-dire pour l’immense majorité, voici ce que je ferais si j’avais un enfant scolarisé.

Je le préviendrais. Des adultes viendront peut-être en classe, ou ses propres maîtres se mettront à parler d’amour et de ce qu’on appelait autrefois les parties honteuses. Je lui dirais que tout adulte n’est pas fondé à lui parler de tout, et que bien des choses qu’il entendra seront présentées comme certaines alors qu’elles ne le sont pas.

Je lui demanderais, le soir même, de me raconter ce qu’on lui a dit. Non pour le surveiller : pour ramener la parole là où elle doit se tenir, à la maison, à huis clos, et corriger ce qui doit l’être. Rien n’interdit aux parents de demander à l’établissement le contenu précis des séances et le nom des associations intervenantes ; qu’ils le fassent, par écrit.

Je lui dirais aussi que s’il a été gêné, s’il a rougi, s’il s’est bouché les oreilles, s’il en a pleuré, il n’a rien fait de mal. Le pédopsychiatre Maurice Berger, dans une tribune cosignée avec Sophie Audugé, a décrit l’intrusion que représente pour un enfant la parole d’un adulte sur des questions qu’il ne se pose pas encore. Le malaise de l’enfant n’est pas un retard à corriger : c’est sa pudeur qui fait son travail. L’élève qui m’inquiéterait le plus n’est pas celui qui en sort bouleversé ; c’est celui qui n’a pas cillé.

Je militerais enfin pour que l’école retrouve ses distances : l’estrade, le vouvoiement, l’uniforme, la non-mixité quand elle est possible. Non par nostalgie, mais parce que la distance protège. Un maître n’est ni un copain, ni un confident, ni un initiateur. C’est un passeur de savoirs, et sa dignité tient tout entière dans ce qu’il s’abstient de dire.

Rendre à l’école son seuil

L’école devrait être un temple de la pudeur. Non pas un lieu où l’on ignore le corps, mais un lieu où l’on apprend qu’il existe des seuils, et que tout ne se dit pas partout, ni à tous, ni par n’importe qui.

On croit libérer les enfants en leur disant tout. On leur retire la seule chose qui rendra un jour leur amour vivant : le sentiment qu’il reste, derrière une porte fermée, quelque chose à découvrir.

Éduquer au sexe en public, c’est l’éteindre en privé.

À propos de l’auteur

Alain Delannoy est essayiste. Il est notamment l’auteur d’Anthropologie de l’amour sexuel : état des lieux (L’Harmattan, 2023) et de Théorie de la sexualité (L’Harmattan), où il défend une lecture culturelle, et non naturaliste, des mœurs amoureuses de l’humanité.

sources :

Ministère de l’Éducation nationale, Repères pour la mise en œuvre du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (Eduscol, 2025) : https://eduscol.education.fr/document/66848/download

Public Sénat, Rentrée scolaire : l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle devient obligatoire : https://www.publicsenat.fr/actualites/education/rentree-scolaire-leducation-a-la-vie-affective-relationnelle-et-sexuelle-devient-obligatoire

Secrétariat général de l’enseignement catholique, note de mise en œuvre du programme (février 2025) : https://enseignement-catholique.fr/wp-content/uploads/2025/02/SGEC-2025-234-Meo-prg-EVRAS.pdf

Bonnie L. Hewlett et Barry S. Hewlett, Sex and searching for children among Aka foragers and Ngandu farmers of Central Africa, African Study Monographs, 2010 : https://repository.kulib.kyoto-u.ac.jp/dspace/handle/2433/128939

William Jankowiak, Shelly L. Volsche, Justin R. Garcia, Is the romantic-sexual kiss a near human universal?, American Anthropologist, 117 (3), 2015 : https://hraf.yale.edu/hypotheses/2925

Hans Peter Duerr, Nudité et pudeur. Le mythe du processus de civilisation, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1998 (fiche Universalis) : https://www.universalis.fr/encyclopedie/nudite-et-pudeur/

Georges Bataille, L’Érotisme, Minuit, 1957 (notice Larousse) : https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/%C3%A9rotisme/49175

Sophie Audugé et Maurice Berger, tribune « Éducation à la sexualité : et si on laissait les enfants tranquilles ? », Le Figaro, citée dans la question écrite de Françoise Dumont au Sénat : https://www.senat.fr/questions/base/2024/qSEQ240411193.html

CIIVISE, estimation de 160 000 enfants victimes de violences sexuelles par an (Allodocteurs, 21 septembre 2023) : https://www.allodocteurs.fr/ciivise-la-commission-sur-linceste-a-recu-27-000-temoignages-en-deux-ans-35676.html

Alain Delannoy, Anthropologie de l’amour sexuel : état des lieux, L’Harmattan, 2023 : https://www.mollat.com/livres/2962380/alain-delannoy-anthropologie-de-l-amour-sexuel-etat-des-lieux

Ouvrages cités sans lien en ligne : Michel Foucault, Histoire de la sexualité I. La Volonté de savoir, Gallimard, 1976 ; Sigmund Freud, « Sur le plus général des rabaissements de la vie amoureuse » (1912), in La Vie sexuelle, PUF ; Montaigne, Essais, livre II, chapitre 15 ; Norbert Elias, La Civilisation des mœurs, Calmann-Lévy, 1973 ; Yvonne Verdier, Façons de dire, façons de faire, Gallimard, 1979 ; Margaret Mead, Growing Up in New Guinea, 1930 ; D. H. Lawrence, Pornography and Obscenity, 1929.

Frédéric Bascuñana
Frédéric Bascuñanahttps://politoscope.fr
Entrepreneur, citoyen engagé. J’observe avec tristesse mon pays perdre son honneur sous les exactions d’une caste cynique. Retrouvons notre dignité collective.

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